À Nîmes, c’est l’un des projets de cette rentrée. La Ville s’engage depuis 2021 dans la lutte contre la précarité hygiénique. Elle lance une nouvelle campagne de récolte de produits hygiéniques et de dons financiers, à compter du 11 septembre au 31 octobre 2023.

La précarité hygiénique touche plus de 4 millions de personnes en France. Elle est renforcée par le cumul des difficultés sociales et économiques. La Covid-19 a amplifié ce fléau. Les jeunes et les femmes en sont les premières victimes, comme l’a précisé l’entreprise Essity dans son rapport de 2021. Plusieurs villes se sont engagées dans la lutte contre la précarité hygiénique et la précarité menstruelle.

Ce lundi 11 septembre 2023 Nîmes (Gard) a lancé sa troisième campagne de collecte de produits d’hygiène et de dons financiers. Elle se tiendra jusqu’au mardi 31 octobre 2023. Elle a pour but de répondre aux besoins de 10 000 femmes nîmoises touchées par la précarité hygiénique sur le territoire. L’appel aux dons concerne les serviettes hygiéniques, les couches pour bébés, le savon, le gel douche, le shampoing, la crème corporelle, les rasoirs, les brosses à dents et le dentifrice.

La précarité hygiénique, un nouveau sujet de société

En 2022, la Ville de Nîmes avait réussi à recueillir 4 000 kits hygiéniques, 600 paquets de couches et 28 400 euros. Des chiffres qu’elle espère dépasser pour cette troisième édition.

« Nous tenons à remercier chaleureusement les Nîmoises et Nîmois qui, malgré ces temps d’inflation accrue, font preuve d’une grande générosité envers les plus démunis » a commenté Dolorès Orlay-Moureau, Adjointe déléguée à la Santé, à l’Hygiène et à la Prévention des risques sanitaires. La Ville de Nîmes

Plusieurs commerces et grands clubs sportifs nîmois ont accepté d’être partenaires et donateurs. Le Rugby Club Nîmois participe à cette initiative depuis 2021. Cette année, il organise une vente de maillots du club. Les premières ventes ont déjà permis de recueillir 4 000 euros.

La précarité hygiénique touche de plus en plus de personnes

L’inflation accentue encore la précarité hygiénique. D’après une étude Circana pour Le Parisien, les ventes de produits d’hygiène sont en baisse. On dénombre – 72 % sur les produits de pharmacie, – 17, 5 % sur les lames et rasoirs, – 16 % sur les crèmes à raser et – 15 % sur les soins du corps.

Des chiffres qui pourraient encore augmenter. Ces problèmes d’accès aux produits d’hygiène basiques doivent donc être pris au sérieux dans de nombreuses villes.  

Photo : Yan KRUKAU / Pexels
Texte : Mélanie DOMERGUE

Laisser un commentaire

ARTICLES POPULAIRES

Translate »
%d blogueurs aiment cette page :